Inde du sud – itinéraire de 2 semaines

  • 13 jours de voyage
  • 6 logements
  • 3 états (arrivée au Karnataka, passage dans le Tamil Nadu et 10 jours dans le Kerala)
  • 820 kilomètres
  • 500 euros par personne pour 2 semaines sans prendre en compte les billets d’avion. Nous avons pris des logements sympas, nous nous sommes déplacés en voiture et avons mangé dans de bons restos. Il est surement possible de faire des économies sur ces postes là.
  • Nous sommes partis en hiver, donc les températures étaient nickel, voire un peu fraîches dans les montagnes du Kerala. 

Voici les grandes étapes de notre voyage. Attention, en Inde les kms ne se parcourent pas aussi vite qu’en France. Cet itinéraire ne prend pas en compte les balades que nous avons faites dans chaque ville-étape.

Nous avons passé 3 jours à Bangalore car nous étions en famille et c’était le nouvel an donc on a pris notre temps, mais il est tout à fait possible de faire ce programme en 2 jours, voire moins, mais en Inde on prend son temps en général 😉

Jour 1 – départ de la France et arrivée à Bangalore

Samedi 29 décembre 2018, c’est parti pour ce projet qu’on mûri depuis près d’un an. Et oui, il y a presque un an, nous étions au Vietnam pour l’un, en Argentine pour l’autre et c’est là qu’on s’est dit “Et si on partait faire un tour du monde !”.

Nous partons donc en direction de Bangalore, la capitale du Karnataka. Ce n’est pas la plus belle des villes en Inde, les gens y viennent surtout pour travailler et énormément d’entreprises occidentales délocalisent ici. La langue officielle est le Kannada.

Donc nous voilà, à l’aéroport CDG pour notre premier vol de tour du monde direction New-Delhi prévu à 21h. On dit au revoir aux personnes qu’on ne reverra pas avant 6 mois, il y a quelques larmes (normal !) et on y va ! On est encore en famille pour cette partie du voyage donc ça ne donne pas l’impression de tout quitter pour partir voyager, mais c’est quand même le début de l’aventure. Je déteste les aéroports, les formalités (je vais être servie pendant les prochains mois…) mais tout se passe bien, il n’y a pas beaucoup de monde. Air India commence même l’embarquement plus tôt que prévu (qui a dit que les indiens n’étaient pas ponctuels ? Mauvaises langues !).

On part à l’heure, il y a de la place pour les grandes jambes de Clément, le repas est bon et surtout : pas trop de turbulences. Dans l’avion, on nous donne un petit papier pour remplir les formalités d’immigration à l’arrivée en Inde. On fait notre escale à Delhi – attention, on a dû récupérer nos valises et repasser la douane à l’escale mais tout est très rapide, l’aéroport est bien organisé. On reprend notre correspondance de 2h30 direction Bangalore pour une arrivée prévue à 16h. Ma cousine et mon oncle sont venus nous chercher et étrange, tout est plutôt calme. Pas trop de voitures, pas trop de monde et en fait, tout le monde a quitté la ville pour le nouvel an. La route est déserte, le temps est bon (#BonEntendeur).

On s’installe dans notre AirBnB, situé à 10 minutes en Uber ou rickshaw des attractions touristiques et très sympa, propre et avec une terrasse agréable (il nous a coûté 15 euros par personne par nuit). Le gérant du AirBnb est aux petits soins, on a même une femme de ménage qui peut venir tous les jours (en Inde, AirBnB n’est pas encore très développé, en tout cas pour les villes qu’on visite et en général les propriétaires sous-traitent la gestion du AirBnB donc c’est pas le bon moyen de rencontrer des locaux, si c’est ce que vous recherchez). On prend une douche bien méritée après 24h de voyage et on saute dans un Uber pour aller dîner chez ma tante dans le quartier de Koramangala, quartier sympa de Bangalore. Uber marche plutôt bien dans cette grande ville, on attend peu et ça coûte une centaine de roupies pour 20 minutes de courses environ (1 euro 50 a peu près). A 4, on rentabilise vite le trajet 🙂 Le chauffeur nous donne un avant-goût de la célèbre conduite en Inde… Heureusement tous les autres chauffeurs qu’on aura seront très bien. 

On arrive chez ma tante ou un festin nous attend : appam, poulet au parmesan revisité à l’indienne (une tuerie), un curry de mouton, des parathas, et son fameux achar à la mangue fait maison s’il vous plaît. Pour moi, c’est le vrai goût des vacances et les autres se régalent aussi. On rentre vers 23h car le lendemain on va visiter le Flower Market à… 7h30. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, même en vacances, même après 24h de voyage.

Jour 2 – Flower Market et Lal Bagh botanical gardens 

Arrivée au Flower Market à 7h30 et là ça y est : la foule, le bruit, les scooters et voitures qui se faufilent partout (ils sont très créatifs…) mais du coup c’est un peu compliqué de se balader et admirer tranquillement les étals quand tu dois aussi éviter le bus qui arrive derrière toi. Quoi qu’il en soit, ça reste très beau, les guirlandes de fleurs sont gigantesques et pourtant déjà entamée à moitié entamée (il y a plus matinaux que nous ?) par les professionnels qui viennent se fournir sur ce marché. On marche sur des tapis de fleurs, de pétales, c’est très joli mais ça reste bondé.

On avait entendu parler d’un marché couvert un peu plus tranquille et encore plus beau mais on tourne un peu en rond. On traverse le marché de légumes, particulièrement bien rangé c’est marrant.

On tourne encore pendant quelques minutes et on est prêt à renoncer quand finalement au bout d’une allée, on tombe enfin sur le fameux marché couvert, et là c’est une explosion de couleurs c’est magnifique. On continue à se balader, on tombe sur des montagnes d’épices, des feuilles de bananier etc. Ca valait le coup de se lever tôt et de se frayer un chemin à travers la foule.

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On quitte le marché et on va chez Anand Sweets, une épicerie qui vend des snacks sucrés et salés, réputé pour sa propreté (c’est une chaîne de magasin). On achète des samoussas, des kachoris (beignets farcis et épicés bien sur), on goûte des desserts et un beignet au piment énorme (don’t worry, plus le piment est gros, moins il pique… normalement).

Anandsweets

Ensuite on file chez ma tante bruncher (oui ces trois jours seront passés à manger principalement) : idiyappam, butter chicken (un vrai succès).  Puis on va visiter une pépinière gigantesque avec plein de plantes exotiques, c’est super beau.

On est juste à côté du jardin Lal Bagh donc on va se balader là-bas pour admirer les arbres centenaires, les sculptures gravées dans le tronc même, c’est agréable, il fait pas trop chaud vers 16h, une vingtaine de degrés (rappelons-le, c’est l’hiver en Inde).

Ensuite direction la maison pour fêter le nouvel an !

Jour 3 : street food et Avarebele Mela

On profite de la matinée pour dormir un peu, on a le contrecoup du voyage qui pèse, ça fait du bien. On se lève tranquillement et on profite de la petite terrasse du AirBnB, très sympa. On repasse dans le quartier de Lal Bagh pour une course rapide à la pépinière et on se balade dans les petites rues parallèles, il n’y a quasiment personne c’est agréable. On passe devant un temple de Ganesh dans un énorme bassin d’eau.

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Puis on part déjeuner chez ma tante : curry de mouton, puloa (riz aux légumes) et du poulet fumé à l’indienne. On mange tous 10 fois trop pour changer ! Puis on part manger une glace chez un glacier dont la spécialité est de faire de roulé de glace. C’est hyper joli et il a plein de parfums sympas du style goyave-piment (on est en Inde hein). Ils ont mis de la musique techno à fond à 17h, c’est une ambiance intéressante 😀

Le soir, on va se balader dans une street food (à V V puram) et on ne savait pas mais c’était le festival du haricot “Avarebele Mela”. Du coup, toute la nourriture était verte. Il y avait énormément de monde, on arrivait à peine à bouger mais c’était marrant, une fois que tu arrives à te frayer un chemin, tu peux voir les stands de nourriture et les gens qui cuisinent, ça donne trop envie mais on tente pas le coup vu l’hygiène et le reste du voyage qui nous attend #Frustration.

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On boucle ainsi notre première partie du voyage et nos 3 jours à Bangalore.

Jour 4 – réserve animalière de Bandipur

On se lève tôt et on part pour Mysore. On cherche un Uber pour aller chez ma tante à 7h30, on aurait dû prendre de la marge car on avait pas trop de Uber à ce moment là mais on en trouve enfin (15 minutes d’attente quand même). On met environ 1h à sortir de la ville tellement c’est grand. Sur la route, on s’arrête dans une ville qui s’appelle Channapatna, connue pour la fabrication de ses jouets et objets en bois et on craque on achète plein de jolis souvenirs, c’est vraiment joli !

On passe par Mysore et on file directement à Bandipur, plus on s’approche, plus la route est vert et belle, on voit des biches, rennes, cerfs. On a réservé un petit safari de une heure après le déjeuner. On se rend dans la réserve et la on voit des singes et un bus, proche d’aller à la casse. Ô surprise, ce sera notre bus de safari (après pour 300 roupies chacun, on va pas se plaindre, ça fait moins de 4 euros – à noter qu’en Inde, parfois les tarifs sont différents pour les indiens et pour les autres). Malheureusement, on est avec un groupe super bruyant, qui met de la musique donc pour spotter des tigres, éléphants ou léopards, c’est moyen. Ca secoue pas mal et faut pas avoir les épaules larges dans le bus. On n’a pas beaucoup de chance, on voit beaucoup de biches,  ce qui veut dire qu’il n’y a pas beaucoup de prédateurs autour, des singes, des paons et à la fin : deux éléphants ! Ouf quand même.

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On reprend la route vers Mysore et on s’arrêt pour boire de l’eau de coco en chemin c’est trop bon. On en profite pour acheter quelques fruits sur les étals du bord de la route : sapotes (fruit qui ressemble un peu au kaki en goût) et des goyaves. C’est hyper bon. 

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On reprend la route et on passe devant le palais de nuit, c’est très beau. 
Le chauffeur nous amène dans une boutique qui ressemble à un piège à touriste sur le bois de santal, tout coûte excessivement cher, mais c’est vrai que c’est beau. On rentre dîner à l’hôtel, on est crevés.
On a choisi de loger dans un hôtel à Mysore, ça nous permet de faire la route du safari deux fois pour augmenter nos chances de voir quelque chose. 

Jour 5 – Mysore et route jusqu’à Ooty

On se lève et on prend notre petit-déjeuner tranquillement à l’hôtel (petit-déjeuner continental, indien etc.). On finit de se préparer et on part à 11h30 pour visiter le château de Mysore. Il commence à faire chaud. Le palais est très beau de l’extérieur déjà et représente bien la folie des grandeurs de l’époque. L’entrée coûte 50 roupies indien ou pas. Attention il faut enlever ses chaussures pour la visite donc pensez à prendre des chaussettes de rechange avec vous. Tout est très beau, il fait frais à l’intérieur grâce aux astuces des architectes de l’époque, c’est très fort !

On visite ensuite les appartements royaux, qui sont dans la partie en bois du château(45 roupies pour les indiens et 180 roupies pour les européens). A savoir, la partie en bois du château sont les vestiges de l’ancien palais de bois qui a brûlé et a été remplacé par le palais actuel. La visite se fait pieds nus également. On un petit guide improvisé qui nous présente tout les habits et tenues traditionnelles dédiées à chaque occasion, les chariots qui transportaient les membres de la famille, les épées. il nous explique que la famille actuelle vit des visites du palais et qu’ils n’ont rien à faire à part “khana, peena, sona” littéralement “manger, boire, dormir”. 

Pour la petite histoire, la dynastie des Wadiyar (actuel maharajas de Mysore) est considérée comme maudite depuis 400 ans, dans le folklore indien. En effet, quand cette famille a renversé le maharaja précédente, la maharani de l’époque les auraient maudits en leur prédisant un avenir sans hériter, avant de se suicider pour échapper aux gardes. Et depuis 400 ans, une génération sur deux des Wadiyar n’arrive pas à avoir d’enfant. 

Mysore-palace-karnataka

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On finit la visite et on sort, il fait bien chaud. On fait un tour dans les jardins puis on s’en va manger dans un resto à Mysore. C’est très très très bon. On en a pour 4000 roupies pour 8.

On quitte Mysore pour aller à Ooty, une ville de montagne. On traverse à nouveau, Bandipur et la réserve de Mudumalai. Il fait hyper frais car on traverser la forêt, c’est agréable. On arrive à spotter des Bambi, des paons, des éléphants et des bisons de tout près, vraiment au bord de la route. 

La nuit commence à tomber, on voit encore un bison tout près de la route en train de ruminer tranquille. 

Pour info, nous avons changé d’état, du Karnataka au Tamil Nadu et il y a un passage de frontière où il faut payer (une petite somme). Nous n’avons jamais été contrôlés par la police des frontières mais ça peut arriver et ils sont réputés pour être intransigeants, notamment sur l’alcool. Donc il faut bien pensez à vérifier si vous allez dans un état dont la réglementation sur l’alcool est plus stricte que l’état dont vous venez. L’amende peut être salée. 

On grimpe jusqu’à Ooty avec 36 virages en épingle (oui ils sont décomptés) et tu n’en mènes pas large quand t’es au panneau “Hairpin bend : 1/36”. Faut pas avoir le mal des transports ou le vertige. Le fait qu’on en voit rien nous aide et chapeau à notre chauffeur Nandish qui a géré. 

Pour couronner le tout, la fin de la route est en mauvais état level infini, donc avec notre mini bus ça secoue bien et on arrive tant bien que mal au B&B. Une chambre pour 2 personnes coûte 30 euros. Il est très mignon, bien décoré et on commence à sentir la fraîcheur (froideur) de la montagne indienne en hiver. Rien à voir avec Paris, mais le choc thermique fait mal. Il n’y a évidemment pas de chauffage (inutile pour 1 mois de froid par an) mais les plaids ne sont pas de trop ! On pense bien à allumer le chauffe-eau pour la douche et on se lave au seau. On finit la soirée à discuter tous ensemble puis clap de fin, on va se coucher.

Jour 6 – Tea factory et jardin botanique

On se lève le matin, grand soleil et la maison est trop agréable avec le jardin dehors en plein soleil, une vue dégagée sur les montagnes. La propriétaire a plein de jolies plantes en plus, avec ma tante on est aux anges et on lui prend quelques boutures (on ne se refait pas).

Le petit-déjeuner est copieux à base de tartines, confitures, idli, upma, sambar, chutneys et il y en a pour tous les goûts.  Ensuite, on se balade un peu dans Ooty à pied, la vue est très belle avec des champs en terrasse. On en profite pour prendre quelques photos et ensuite on part vers la Tea Factory. La visite est bien faite, ils expliquent tout le process de la chaîne de production et à la fin on a droit à notre petite dégustation de thé à la cardamome. On repart avec quelques sachets de thé.

Ooty-Nilgirihills-Tamilnadu

Ooty-Nilgirihills-Tamilnadu

Ooty-Nilgirihills-Tamilnadu-teafactory

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Ensuite c’est l’heure de déjeuner (j’ai envie de dire, quand est-ce-que ce n’est pas l’heure de manger…) On mange encore 10 fois trop. On reprend la voiture pour aller au jardin botanique qui est apparemment très fleuri normalement mais on est en hiver alors c’est pas trop ça, mais ça reste une jolie balade. On achète un bouquet de fleures jaunes séchées apparemment typiques d’ici et qui sont sympas à ramener, ils en vendent partout. On achète des fruits aussi puis on achète des trucs à manger au restaurant Adyar Ananda Bhavan (une chaîne connue ici). On achète des samousa, des murrukku (snack croquant à base de farine de riz, très populaires dans le sud de l’Inde.), des dosas. On mange tout ça à la bonne franquette pour cette dernière nuit à Ooty. 

Jour 7 – Ooty, toy train et départ vers Munnar

Le lendemain matin on se lève, on petit-déjeune tranquillement en profitant du logement, de la vue et du soleil. On en profite pour discuter avec notre hôtesse qui est journaliste et correspondante locale pour le Times of India donc elle a plein de choses à nous apprendre sur sa région. A l’image du B&B, sa maison est très joliment décoré en mêlant décoration occidentale et indienne. Elle nous raconte qu’elle voit souvent des bisons de son jardin, des ours parfois. Elle nous raconte qu’il y avait un tigre “man-eater” dans le village qui avait fait 4 victimes. A la base le tigre ne chasse pas l’homme, mais s’il y goûte une fois, il ne s’arrêtera plus. Charmant. 

Elle passe aussi des semaines en forêt pour recenser les animaux de certaines réserves naturelles. C’est fascinant de discuter avec elle. 

Il est temps pour nous de partir, on arrive à la gare d’Ooty pour prendre le Nilgiri Toy Train (anciennement à vapeur) qui traverse les Nilgiri Hills, (ou Blue Mountain à cause des reflets bleus qu’on peut apercevoir) jusqu’à Coonoor (en 1h) ou Mettupalayam (en 5h pour 50km). On s’arrêtera à Coonoor.

De Coonoor, on reprendra un taxi pour aller à notre prochaine étape : Munnar. On demande au taxi de monter jusqu’à Ooty pour lui donner nos bagages car a priori le train ne peut pas contenir trop de valises, surtout si on est en 2ème classe.

Le train est à l’ancienne et on a de la chance, la première classe s’est libéré à la dernière minute et on a un compartiment que pour nous. On aurait surement pu caser nos valises tant bien que mal mais ç’aurait été encombrant donc c’était mieux de prévoir le coup. Le voyage est très sympa au milieu des montagnes, plantations en terrasse et forêt d’eucalyptus, le ciel bleu, et en prime ça sent bon. 

Ooty-Nilgirihills-Tamilnadu-trainstation

Ooty-Nilgirihills-Tamilnadu-toytrain-coonoor

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On arrive à Coonoor à 15h dans une petite gare toute bleue, pour rester dans le thème. Là on voit une locomotive à vapeur se fixer sur notre train et repartir. On comprend pas trop le changement, si quelqu’un à la réponse, on est preneur :D. 

On retrouve notre taxi qui avait récupéré nos bagages et c’est parti pour 6h de route qui vont vite se transformer en 8h car une route était bloquée et on a dû emprunter la déviation. On traverse à nouveau une réserve naturelle et on aperçoit d’énormes crottes sur la route… et là on voit un énorme éléphant avec des défenses énormes, juste en bord de route qui avait l’air de monter la garde. On a eu la chance de l’apercevoir grâce aux pleins phares du bus qui arrivait en face. On a eu de la chance ! On espère encore voir un tigre mais ça ne sera pas pour cette fois. 

On finit par arriver à 23h à notre hôtel après une montée tellement pentue qu’elle nous ferait presque oublier le reste de la route. En plus la fin de la route était en très mauvais état. L’hôtel est au milieu de nulle part avec une super vue (d’après les photos, on vérifiera le lendemain) mais elle se mérite 😀

Bon… déception, l’hôtel est vraiment en dessous ce qu’on espérait surtout pour le prix : draps tâchés, chambre mal nettoyés, insectes écrasés sur les murs, pas d’eau chaude… On leur avait demandé de nous préparer un repas qu’ils ont gentiment gardé au chaud mais nous demandent de manger sur une terrasse attenante à la chambre où il y a 2 chaises pour 8, ils nous avaient proposé d’upgrader une des chambres lors de notre réservation et finalement ont oublié et l’ont donné à quelqu’un d’autre. Les draps du lit d’une des chambres donnait même l’impression de ne pas avoir été changés avant notre arrivée, le savon à moitié entamé… bref la cata pour le prix  (50 euros par chambre). Ils sont très gentils mais quand même, on décide de passer la nuit et de changer le lendemain. 

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Munnar-phasme-keralaUn petit phasme 🙂 

Jour 8 – Musée du thé, Kathakali et Kalarippayattu

Le lendemain à 8h30 on est réveillé par le téléphone : c’est la réception qui nous appelle pour demander si on veut le petit déjeuner alors qu’on leur avait expressément dit que non la veille. Ils nous rappellent 20 minutes plus tard pour la même chose ça commence un peu à nous gonfler. On se prépare et on sort et la effectivement la vue est magnifique, à couper le souffle au milieu des montagnes et forêts.

On explique à l’hôtel qu’on veut partir, ils essayent de nous dire de rester, qu’ils vont nous changer les chambres. Le monsieur me fait de la peine, il se justifie comme il peut mais finalement on arrive à partir sans pénalités.

On retrouve un chauffeur qu’on gardera jusqu’à la fin de notre périple au Kerala. Il nous explique des petites choses sur le Kerala : Munnar s’appelle comme ça car “Mun” veut dire “trois” et “Ar” veut dire “rivière” en Malayalam, la langue officielle du Kerala. Et je vous le donne en mille, à Munnar, trois rivières se rejoignent. Par ailleurs, “Kerala” veut dire “la terre des cocos” (“Keralam” en Malayalam, “Kera” veut dire “coco” et “lam” veut dire “terre”). 

Voilà pour le point vocabulaire, comme ça on part sur de bonnes bases 😀

Sur le Kerala maintenant : le Kerala dispose d’un taux d’alphabétisation de 100%, c’est un état très syndiqué et communiste. Le salaire minimum est de 1000 roupies quand il est de 300 roupies dans l’état voisin du Tamil Nadu. 

Les travailleurs keralais sont plus au fait de leurs droits que dans les états voisins ce qui malheureusement entraîne souvent une délocalisation des entreprises vers des états qui leur sont “plus favorables”. 

On part visiter le musée du thé : 150 roupies par personne (c’est le même prix pour tout le monde mais il faut payer 100 roupies pour entrer avec un appareil photo et ça sera souvent le cas ailleurs aussi). On apprend plein de choses grâce à un petit film, du moment ou les premiers habitants de Munnar (il y a plusieurs milliers d’années) jusqu’à aujourd’hui, au moment où l’entreprise Tata possède 95% des plantations. Le film fait vraiment la promotion de Tata et des activités philanthropiques de l’entreprise, donc à regarder avec un peu de recul 😉

On en apprend plus sur la première installation d’une tyrolienne pour faciliter le travail des ouvriers dans les plantations en montagnes pour acheminer la marchandise, la modernisation des techniques de travail, l’influence des britanniques. Les salles d’exposition montrent les outils utilisés des tous premiers aux plus récents. On visite une ligne de production. Le musée est bien situé au milieu des montagnes, les points de vues sont très beaux.

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On rentre sur notre nouvel hôtel, bien mieux que le premier car tout neuf.

On déjeune et puis on part voir un spectacle de Kathakali et d’art martiaux (300 roupies par spectacle par personne). Le Kathakali est un art typique du Kerala, exclusivement joué par des hommes, qui jouent également des personnages féminins si besoin. Les histoires se basent sur la mythologie hindoue.

Le spectacle de Kathakali commence avec quelques musiciens qui font du tambour, des chanteurs et ensuite place au spectacle de danse, muet basé sur les expressions du visage, du maquillage et des costumes très imposants comme vous pouvez le voir.

Ensuite on assiste à un spectacle d’art martial le Kalarippayattu, art également typique du Kerala. Les danseurs de Kathakali le pratiquent d’ailleurs dans le cadre de leur préparation physique. Le spectacle met en scène des combats en 1 contre ou 1 ou 2 contre 2. 

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Après ça, le soir on dîne dans une chaîne de restaurant juste à côte de notre hôtel et très bon marché qui s’appelle “Ali Baba & the 41 dishes”. Il y a plein de choix de plats et pour tous les goûts. Ca nous revient à 600 roupies pour 5 personnes et les plats sont bons. Ca deviendra un peu notre QG pour les jours à venir.

Jour 9 – Barrage de Mettupatti, Echo point & top station 

Le lendemain on se lève et on petit-déjeune à l’hôtel avant d’aller se balader dans les montagnes (en voiture). Notre premier arrêt sera le Mettupatti dam. Ce barrage est très important pour le Kerala car il représente une importante source d’énergie. Nous allons ensuite jusqu’au lac à Echo Point, un peu plus loin mais l’accès au point de vue est payant et ça n’a pas l’air très joli. Nous allons ensuite vers Top station, plus haut, d’où la vue est superbe sur les montagnes. Ce lieu doit son nom au fait qu’à l’époque, il s’agissait du dernier point desservi par la fameuse tyrolienne On peut apercevoir les montagnes du Tamil Nadu également car nous sommes à la limite. Ces montagnes sont également connues pour les fleurs Neelakurinji, des fleurs bleues qui ne fleurissent que… tous les 12 ans. Rendez-vous en 2030 pour les prochaines (et oui on les a ratées de peu). De Top station, on peut faire une petite balade bonne pour cardio car ce sont essentiellement des escaliers et un bon dénivelé, et ce pour avoir une vue différente sur les montagnes (50 roupies par tête et un peu moins pour les indiens).

Pour ces différents points, il faut compter environ 3h de route, de visite et de stop photos, bien qu’en termes de km ce ne soit pas très long.

Ca vaut vraiment le coup, on roule au milieu des plantations de thé à perte de vue, d’un vert fluo absolument magnifique qui contraste avec le ciel bleu. On a une juste une envie c’est de se perdre dedans, mais ce sont des propriétés privées et les ouvriers y travaillent donc ce n’est pas trop notre place.  

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On déjeune vers 15h puis notre chauffeur guide nous emmène vers une plantation où on peut se balader et prendre des photos sympas. On y accède au moyen d’un pont en bois qui n’inspire pas vraiment confiance, un peu comme dans les jeux vidéos où tu dois traverser un pont qui s’écroule derrière toi au fur et à mesure que tu avances.  Bref, une fois traversé, les points de vue sont magnifiques, on est seul au milieu de la nature, c’est un cadre très apaisant.

Pour quitter ce lieu, on traverse des petites habitations d’ouvriers, les enfants nous font coucou et plein de sourires, leurs parents aussi, c’est très chaleureux. Notre chauffeur nous explique qu’il s’agit d’un camp d’ouvriers du Tamil Nadu. Comme expliqué plus haut, les salaires étant plus élevés ici, le Kerala attire beaucoup de travailleurs des autres états. 

Munnar-teaplantations-Kerala

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Voilà comment on bouclera notre périple à Munnar, pour un départ vers Kochi le lendemain.

Jour 10 – Départ vers Kochi

Le moment est venu de quitter mon oncle et ma tante. Il se pourrait que j’ai versé quelques larmes. On entame notre descente vers Kochi, il faudra compter 2h30, 3h.

En chemin on s’arrête pour visiter le Spice Garden (à 1h de Munnar “lower Munnar”). Il est en contrebas, on doit prendre leur Jeep pour y aller et le dénivelé est pas mal. On voit un des accompagnateurs qui s’installe debout à l’avant accroché à la voiture et un autre le bras dans le plâtre #Sérénité. On arrive en bas dans un jardin super mignon et ombragé. Là un guide nous attend pour une visite guidée. Il nous présente plein de plantes médicinales, des épices c’est très instructif et le guide est très pédagogue.  ils s’agit de plein de plantes médicinales on peut manger etc.

Dans ce jardin sont cultivés : la cardamome, le poivre, la noix de muscade, la banane, le cacao, le café, l’ananas, la girofle, la cannelle, le riz, la citronnelle, le basilic, la vanille et plein d’autres choses que j’oublie sûrement. On apprend plein de choses en voyant tous ces arbres, toutes ces plantes. Nous achetons un peu de bois d’Oud, exclusivement produit en Inde et au Cambodge. Ce bois, naturellement parfumé est très prisé dans les pays du moyen-orient car il permet de se parfumer sans alcool. Nous qui pensions que les pays du golfe étaient les principaux producteurs, on en apprend tous les jours. Il nous présente des essences qui changent de parfum en fonction de la température, et effectivement en le faisant un peu chauffer sur la peau l’odeur est différente. Il nous explique également qu’ils ont été très affectés par les grandes inondations de 2018. Pas mal de plantations ont été dévastées et il nous dit que les Neelakurinji (les fleurs qui fleurissent tous les 12 ans) n’ont pas vraiment fleurie en 2018 à cause des pluies torrentielles.  Petit plus non-négligeable, une oie adore le guide et le suit partout et donc c’est elle qui leade, c’est marrant. 

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Il est temps de reprendre la route pour Kochi. Quand on finit les lacets, on sent bien l’humidité et la chaleur nous tomber dessus. On arrive à Kochi, dans notre AirBnb. Nous logeons à Fort Kochi, la vieille ville et pas Ernakulam et on recommande vraiment de loger là car Ernakulam n’a pas le charme de Fort Kochi, c’est une ville bondée et très bruyante. 
Le AirBnB est propre et fonctionnel. Notre hôtesse est aussi patissière et on remarquera qu’il y a des bakery à chaque coin de rue à Fort Kochi. On trouve même un “Shifa Bakery”. J’ai trouvé ma reconversion 😉

On s’en va en ville dîner et dans un restaurant de poisson recommandé par notre hôtesse et à 5 minutes à pied. On marche jusqu’à un restaurant recommandé par l’hôtesse, le Fusion bay qui fait plein de poissons typiques d’ici. C’est tout petit on se serre sur une place pour 3 et il fait ultra humide mais l’endroit est très sympa. Les serveurs sont débordés mais on mange très bien. C’est un repère de français et autres touristes spottés avec leur Routard.

On se balade après manger et on arrive vite sur le port et ses fameux carrelets chinois. On se fait alpaguer par des pêcheurs pour prendre des photos (et les payer après) mais on n’a pas d’appareil photo et pas trop envie non plus. On rentre et en chemin on passe par la basilique de nuit. Fort Kochi a déjà beaucoup de charme de nuit, hâte de voir ce que ça donnera de jour. Ca ressemble à un petit village avec plein de petites boutiques.

Jour 11 – Carrelets chinois, tombe de Vasco de Gama, synagogue & palais hollandais

On petit-déjeune chez notre hôtesse, appam, sambar, tartines. Tout est très bon. On part visiter Fort Kochi de jour, le port et les carrelets chinois de jour cette fois. On els voit être mis à l’eau puis relevés. Ensuite direction l’église ou Vasco de Gama a été enterré (son corps a été exhumé depuis et rapatrié). A noter qu’il faut enlever ses chaussures dans cette église.

On se rend au Palais Hollandais (entrée à 5 roupies par personne). Le palais a été construit par les portugais au 16ème siècle et rénové par les hollandais au 17ème siècle d’où son nom. Il a finalement été rendu au raja qui fera peindre de magnifiques fresques racontant plein d’histoires.

Nous filons ensuit au célèbre quartier juif de Kochi. Il resterait seulement 5 familles juives à Kochi. On visite la synagogue (encore une fois, il faut enlever ses chaussures). Elle est toute petite et très originale, très colorée (après je n’ai jamais visité de synagogue donc je n’ai pas d’élément de comparaison, mais c’est l’impression qu’elle me donne). 
On se balade dans Jew street, une rue piétonne avec plein de commerçants et d’artisans, de l’ébénisterie à la couture en passant par la céramique. C’est très beau et très cher : j’avais repéré une carte de l’Inde, magnifiquement brodée c’est vrai, mais à 2500 roupies (environ 30 euros). 

Kochi-chinesefishnet-kerala

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FortKochi-church-vascodegama-kerala

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On cherche un endroit où manger qui s’appelle Casa Maria, bien noté sur Google et conseillé par le Lonely mais apparemment il a fermé. Dommage, ils proposaient une carte franco-indienne. A la place il y a une galerie d’art et à la fin un café très bobo et très sympa mais attention c’est pas pour autant que le niveau de piment est adapté, le crabe était archi-piquant. L’état du Kerala est un des lieux où on mange le plus pimenté en Inde. 

On reprend notre balade sur Jew Street et on tombe sur des espèces d’antiquaires-brocanteurs. Ils y vendent des objets en bois typiquement indien qui rappellent beaucoup de souvenirs à ma mère. C’est vraiment très sympa de se balader et de voir ces vieux objets plein de charme. 

On finit cette balade très agréable malgré la chaleur et on reprend la route pour Allepey, notre dernier stop du voyage au Kerala. Il faut compter 1h30 pour y arriver sauf qu’on ne savait pas que la route pour y accéder, sur la fin, est en fait une piste et notre mini bus ne passera pas. La voiture de l’hôtel vient nous chercher à 4km de l’hôtel. C’est très embêtant car ça veut dire qu’une fois qu’on est à l’hôtel on doit y rester ou se retaper la route. 

On arrive et le lieu est hyper sympa mais l’hôtel n’est pas très bien entretenu. Heureusement le cadre rattrape la mise avec des chambres avec vues sur les backwaters et vue sur le coucher de soleil. On décide de dîner à l’hôtel car personne n’a la foi de refaire la route et là ils nous annoncent “buffet only – 650 rupees”. On manque de s’étouffer car c’est très cher comparé au reste de nos vacances. Tant pis. Mais finalement, il nous amène un menu à la carte. On comprend pas mais on insiste pas, les prix sont bien plus raisonnables. On finit de dîner et on réserve une croisère sur les backwaters le lendemain qui vient directement nous chercher à l’hôtel à 11h (9000 roupies pour 5h repas et snacks inclus). 

Jour 12 – Balade sur les backwaters

On petit-déjeune à l’hôtel, on est un peu déçus car ils sont au coeur du Kerala mais ils n’ont rien de traditionnel. On a quand même de quoi prendre des forces pour la journée. 

On se prépare et on attend au bord de l’eau et on voit notre moyen de transport arriver, à savoir le house boat. Les deux personnes du house boat sont très très sympas. On aurait pu être 15 qu’on aurait encore eu de la place. Il y a également 2 chambres, 2 salles de bain et une cuisine où on voit notre déjeuner qui se prépare (souvent les gens passent la nuit. On avait hésité de peur que ce ne soit pas à la hauteur mais celui-ci était vraiment joli et propre). 

On se pose à l’avant du bateau et il n’y a qu’à admirer le paysage, la nature, les oiseaux, les poissons. On voit plein de petites maisons sur les côtés avec les gens qui lavent leur poisson dans l’eau ou font leur vaisselle. On voit des écoliers aller ou revenir de l’école en bateau. On avait peur que 5h ce soit trop long mais en fait c’était parfait, hyper relaxant, on ne voit pas le temps passer. Le déjeuner était super bon et tout était typique des plats du Kerala, on est ravi. Pareil pour le goûter, on a du thé et des bananes frites, spécialité d’ici. On recommande vraiment cette balade.  On arrive à l’hôtel pour profiter du coucher de soleil.

Allepey-houseboat-kerala-backwaters

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Le soir on décide d’aller manger en dehors de l’hôtel pour changer. On arrive dans un hôtel “Puttu kada” recommandé par notre chauffeur. Le “puttu” est une spécialité du coin faite de riz et de noix de coco. C’est ultra consistant (bourratif), à manger le matin pour être bien calé. Le restaurant fait pousser et utilise ses propres légumes bio. Il est excentré donc on n’est pas dans Allepey mais de toutes façons, il n’y a pas grande chose à faire dans la ville. Le restaurant était plutôt bon et on s’en sort pour 1300 roupies pour 6.

Jour 13 – Départ de Allepey

Aujourd’hui on quitte les lieux, encore des au revoir et quelques larmes et c’est parti direction l’aéroport de Kochi. Il faut compter 2h30 de route. Juste avant l’aéroport on trouve un magasin de chips, où on fait nos petits achats, avant de reprendre l’avion pour Bangalore. A noter que l’aéroport de Kochi fonctionne entièrement à l’énergie solaire et en effet en arrivant on traverse un champ de panneau solaire. L’aéroport des vols domestique est neuf, il y a de quoi faire du shopping et manger. 

On boucle ainsi notre périple au Kerala. 

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